| La France continue de rôtir |
A part quelques brises marines sur les régions littorales, la France continue de rôtir et il n'y a guère d'espoir de fraîcheur avant au moins la fin de la semaine prochaine."Les conditions n'ont pas changé: c'est toujours la canicule et on prévoit de la chaleur toute la semaine prochaine", a indiqué Michel Daloz, prévisionniste à Météo-France. "D'après nos modèles, jusqu'au week-end des 16 et 17 août, c'est du beau temps". Prudent, le site de Météo-France (www.meteo.fr) indique que "l'air très chaud qui s'est installé sur la France se maintiendra durant les sept prochains jours, jusqu'au jeudi 14 août". Il devrait toutefois faire un peu moins étouffant sur la moitié nord en milieu de semaine, avec des températures de l'ordre de 32/33 degrés à Paris, au lieu de 36/38 actuellement, tandis que la moitié sud continuera de cuire avec des températures caniculaires. Vendredi, le mercure a atteint 36 degrés à Paris (à 16H), 39 à Angoulême, 37 à Bordeaux, 36 à Nantes, 37 à Toulouse, 38 à Lyon et 37 à Clermont-Ferrand. Des records ont à nouveau été battus dans l'est, avec 40 degrés à Saint-Dizier (Haute-Marne), 39,3 à Nancy (Meurthe-et-Moselle) et 39,2 à Metz (Moselle). A Strasbourg-Entzheim, la température est montée peu après 16H00 à 38,4 degrés, un record absolu battant les 37,4 enregistrés le 2 juillet 1952. Même temps prévu pour samedi, avec des orages sur les reliefs et quelques brises marines sur le littoral de la Manche où les températures devraient atteindre tout de même 28 à 30 degrés. Partout ailleurs, le mercure oscillera entre 35 et 40 degrés. La pollution à l'ozone continue de sévir, et le "niveau d'information" (180 microgrammes/m3 d'air) a été à nouveau dépassé dans plusieurs agglomérations, notamment la région parisienne, Lyon, Dijon et Grenoble, où les mesures de limitation de vitesse ont été reconduites. Devant cette pollution "sans précédent" observée depuis une semaine, la ministre de l'Ecologie Roselyne Bachelot a réitéré les conseils distillés régulièrement: limiter les déplacements en voiture au strict minimum, réduire la vitesse... Par ailleurs, de nouvelles restrictions d'eau ont été décidées vendredi dans l'Aube, le Loir-et-Cher, l'Orne, la Vendée, la Vienne, la Haute-Garonne, le Lot, dans plusieurs communes du Cantal et dans les deux derniers départements du grand Sud-Ouest qui y avaient échappées jusque-là la Haute-Vienne et la Corrèze. Les autorités sanitaires ont appelé de leur côté à la vigilance les parents de jeunes enfants et les professionnels s'occupant d'enfants sur l'apparition de symptômes évocateurs, comme la toux ou l'irritation de la gorge ou des yeux, lors des épisodes de pollution. La chaleur multiplie les problèmes dans les hôpitaux, où peu de services sont climatisés et qui tournent l'été à effectifs réduits. Des responsables FO de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris ont ainsi réalisé des relevés de températures dans quatre établissements franciliens. "La température, dans les couloirs, varie de 32° à 37°", selon un de ces responsables, René Valentin, qui a estimé: "Ce sont des chaleurs beaucoup trop fortes pour une prise en charge idéale des patients". Dans les prisons, la chaleur ajoutée à la surpopulation pèse aux détenus. Des mesures comme le droit d'acheter des ventilateurs ou l'installation de douches dans les cours de promenade ont été prises dans certains établissements, mais la situation est souvent difficile, avec des agressions de gardiens. Dans la capitale, les pompiers de Paris ont effectué lors de la première semaine du mois d'août plus de 100 interventions quotidiennes pour des malaises dus à la chaleur. Si certains oiseaux trouvent leur compte dans la sécheresse, notamment les petits échassiers qui se régalent dans les vasières soudainement découvertes, d'autres, dont les migrateurs au long cours, souffrent parce que les baies dont ils se nourrissent sont arrivées trop tôt à maturité, selon la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). La canicule est en tout cas un désastre pour l'aviculture: environ un million de poulets sont morts cette semaine. La Confédération française de l'aviculture (CFA) a demandé que les 25.000 éleveurs de ce secteur, très mal assurés contre ce risque, puissent bénéficier de la procédure des calamités agricoles. SOURCE : AFP |
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| Dépêche ajoutée par Jérémy, le 2003/08/09 01:30 |
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