| Bush demande 75 milliards de dollars au Congrès |
La Maison Blanche a annoncé lundi que le président américain George W. Bush allait demander au Congrès 74,7 milliards de dollars pour financer la guerre contre l'Irak et pour renforcer la lutte contre le terrorisme aux Etats-Unis.Ces mesures financières, détaillées par le président à des responsables parlementaires invités à la Maison Blanche, consacrent notamment 62,6 milliards de dollars au Département de la Défense. Cette estimation se base sur six mois d'opérations en Irak, incluant le déploiement des forces, les combats, la stabilisation du pays et le retour d'une bonne partie des forces, selon un document gouvernemental obtenu par l'Associated Press. Par ailleurs, 4,2 milliards de dollars devraient être consacrés à la sécurité intérieure et 7,8 milliards de dollars d'aide à Israël, l'Afghanistan et d'autres alliés des Etats-Unis, à un acompte de 2,45 milliards pour l'aide humanitaire à l'Irak et la reconstruction du pays, et à la sécurité des diplomates américains. M. Bush, qui fera officiellement sa demande mardi au Pentagone, demandera aux responsables parlementaires, de lui adresser un texte de loi complet d'ici le 11 avril, date des vacances parlementaires de Pâques. Les élus républicains ont salué la proposition de M. Bush et promis de la faire adopter rapidement. "Nous devons nous assurer que les hommes et les femmes sous l'uniforme auront les ressources nécessaires pour faire leur travail en Irak et je m'attends à ce que les Républicains aussi bien que les Démocrates soutiennent très largement" le texte, a déclaré le président de la Chambre des représentants Dennis Hastert. Les Démocrates ont eux aussi dit qu'ils étaient prêts à soutenir les troupes, mais n'en ont pas moins critiqué quelques portions du texte, notamment celle qui prévoit de donner toute discrétion au secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld de ventiler comme il le veut l'argent affecté au Pentagone. L'an dernier, M. Bush avait fait semblable proposition, mais les deux partis l'avaient forcé à modifier la façon dont l'argent devait être affecté. Le répresentant démocrate David Obey, membre de la commission des affectations de crédits, a ainsi estimé que Donald Rumsfeld "n'a pas été investi par le Congrès avec un pouvoir sur les cordons de la bourse (...) Nous sommes censés savoir quoi faire avant d'ouvrir la bourse". SOURCE : AP |
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| Dépêche ajoutée par Jérémy, le 2003/03/25 13:50 |
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